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Scanner et IRM : quelles indications respectives ?

Comment choisir une technique d’imagerie ?

Le choix se raisonne en fonction de la zone à examiner mais aussi de la suspicion clinique. Le but est de tomber d’emblée sur la bonne technique pour éviter des frais supplémentaires en multipliant les examens.

En pratique, il est irréaliste d’effectuer un scanner et une IRM, pour des raisons économiques. Il faut donc choisir l’une ou l’autre de ces techniques.

 

Quels sont les principes du scanner et de l’IRM?

Les deux techniques utilisent le caractère tomographique.

Avec le scanner on peut reformater une image et donc l’obtenir en différents plan alors qu’avec l’IRM l’acquisition se fait directement dans le plan choisi.

Un scanner est généralement plus facile à interpréter qu’une IRM. Par ailleurs, cette dernière technique peut pâtir de nombreux artéfacts.

De son côté, le scanner peut présenter des limites, notamment lorsqu’il est utilisé sur les régions distales.

La visualisation du cartilage avec un scanner nécessite l’injection d’un produit de contraste, ce qui n’est pas le cas avec une IRM.

L’IRM se réalise sur cheval debout.


Quelles sont les indications respectives de chacun ?

L’IRM est préférentiellement utilisée pour l’examen du pied, du boulet et du cerveau.

Pour sa part, le scanner est indiqué pour l’examen de la tête, des cervicales, des régions proximales (carpe, tarse, grasset) ainsi que chez les poulains et lors de fractures complexes.

Le scanner s’utilise donc préférentiellement en cas d’affections sinusales, nasales et dentaires, d’affections nucales et cervicales ainsi que pour les injections guidées.

L’IRM est préférée pour le cerveau, le contraste étant meilleur pour les tissus nerveux. Elle est également indiquée en cas de boiterie localisée au pied, d’arthropathie distale, de suspicion de fracture de stress et de douleur métacarpienne proximale.

Une région anatomique reste difficile à examiner quelle que soit la technique : les ligaments collatéraux du pied.

 

Existe-t-il d’autres techniques d’imagerie de pointe utilisable en médecine vétérinaire équine ?

Une autre technique d’imagerie de pointe, la scintigraphie, est envisageable chez le cheval mais seules quelques grosses structures vétérinaires disposent en France d’un appareil de scintigraphie osseuse.

Elle est utilisée pour déterminer ou préciser le site lésionnel et se révèle intéressante lors de boiterie. Le principe est d'injecter un produit faiblement radioactif dans la circulation sanguine du patient, puis de mesurer les quantités de radioactivité dégagées par différentes régions du corps du cheval à l'aide d'une gamma-caméra.

Les zones « actives », d’inflammation osseuse, seront celles qui dégagent la plus grande radioactivité.

En raison de la radioactivité, il est nécessaire d’hospitaliser les chevaux pendant plusieurs jours.